Les actions syndicales se concentreront finalement le 14 décembre

- Publié le 07-12-2018 à 15h35
- Mis à jour le 07-12-2018 à 16h09
Toutes les régions seront touchées par des grèves, mais surtout Liège et Charleroi.Avec la crise interne que traverse la "suédoise" au sujet du Pacte migratoire, on en oublierait presque que Charles Michel a également des adversaires à l'extérieur du gouvernement. Et pourtant, ceux-ci fourbissent leurs armes. Ils les sortiront la semaine prochaine.
On veut parler ici des syndicats, qui ont programmé des actions pour protester contre la politique menée par le gouvernement fédéral en matière de pensions, de fins de carrière, de pouvoir d'achat…
Initialement, le front commun syndical devait mener, toute la semaine prochaine, des actions censées culminer le vendredi 14. Finalement, elles seront concentrées sur le seul 14 décembre. Ainsi en ont décidé les différents secteurs et régionales. Ce sont eux qui sont à la manœuvre cette fois, et pas la direction centrale des syndicats.
Ces actions prendront des formes variables selon les endroits. À Charleroi, la CSC et la FGTB appellent à une grève interprofessionnelle. Cela signifie que tous les secteurs pourront être touchés, y compris les transports publics. À Liège-Huy-Waremme, une grève interprofessionnelle de 24 h est également prévue, mais elle sera menée par la seule FGTB. Dans les autres régions, pas de grève interprofessionnelle, mais des actions dans certains secteurs ou entreprises, pouvant aller jusqu'à la grève. En tout état de cause, il y aura des piquets et des blocages et l'activité économique sera perturbée. En outre, à Bruxelles, une manifestation est prévue, à 11 h, devant le siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).
Manif devant la FEB
Précisons que ces actions seront maintenues, même si le gouvernement Michel devait chuter entre-temps. Elles visent en effet tout autant les employeurs. "Depuis 4 ans, le patronat et le gouvernement sont complices, affirment les syndicats. Les patrons refusent la concertation sociale et comptent sur le gouvernement pour mettre en œuvre leurs politiques antisociales."
À l'approche des négociations pour un accord interprofessionnel (AIP), voilà qui donne le ton.
