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"Des états de stress assez forts qui s'amplifient à l'approche des élections" : après l'éco-anxiété, la "politico-anxiété"

Entre la peur liée à la gouvernance de notre pays, à son avenir politique ou à l'évolution de l'opinion publique, de plus en plus de Belges se sentent démunis face aux élections. À tel point qu'elle génère des crises de stress. Un trouble qualifié de "politico-anxiété".

Face à ce phénomène, la Dr Depuydt pointe  du doigt la responsabilité jouée par les responsables politiques et les réseaux sociaux.
Face à ce phénomène, la Dr Depuydt pointe du doigt la responsabilité jouée par les responsables politiques et les réseaux sociaux. ©Shutterstock

Après l'éco-anxiété, place à la "politico-anxiété" ? Face à l'instabilité politique, l'hystérisation des débats et le contexte de crise ambiant, de plus en plus de Belges souffrent d'angoisses liées à la gouvernance du pays. C'est le cas de Paul (prénom d'emprunt) qui se sent démuni face à cette élection, au point qu'elle génère en lui de profondes crises d'angoisse, voire de remise en question totale.

"Il n'y a plus aucun débat de fond et les réponses politiques sont totalement insuffisantes face aux enjeux du moment, explique-t-il. J'ai la sensation que nos dirigeants, et peu importe leur couleur politique, sont déconnectés de la réalité et des enjeux principaux, comme le dérèglement climatique. Aujourd'hui, je ressens clairement une peur que tout notre système s'effondre et qu'on aille vers plus d'inégalités, d'injustice et de problèmes écologiques. À la lassitude s'est ajoutée une colère profonde qui génère beaucoup d'angoisse. Des états de stress assez forts qui deviennent difficiles à gérer au quotidien et qui s'amplifient à l'approche des élections".

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