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"Bafouer le devoir de réserve est dangereux, il faut cesser les mensonges" : Denis Ducarme s'attaque à la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder

Denis Ducarme, Chef de file MR à Charleroi et ancien membre de la commission de la Défense nationale, réagit vivement aux récentes déclarations de la ministre de la Défense démissionnaire Ludivine Dedonder (PS). Il critique son manque de réserve en pleine période électorale et remet en question son bilan à la tête de l'armée belge.

MR's Denis Ducarme pictured during a session of the Chamber Commission for the Economy and the Chamber Commission for Social Affairs, Work and Pensions at the federal parliament, in Brussels, , Wednesday 17 July 2024. During the session, there will be an exchange of views with ministers and hearing with representatives of the ACV, the ABVV, the ACLVB and Agoria on the announced restructuring at Audi Brussels. Audi Brussels announced plans to restructure the plant in the Vorst / Forest, commune of Brussels, at least 1.500 jobs are in danger of being cut. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Entre accusations de mensonges et inquiétudes sur l'avenir des militaires, Denis Ducarme (MR) plaide pour une gestion plus transparente et responsable de la Défense.

Ludivine Dedonder, ministre de la Défense du gouvernement sortant, a récemment affirmé avoir remis l'armée sur les rails ces dernières années, tout en exprimant des inquiétudes pour l'avenir de ce département en raison de la super note du formateur Bart De Wever. En tant qu'ancien membre de la commission de la Défense nationale, que vous inspirent ces propos ?

"Tout d'abord, il est regrettable de voir que Mme Dedonder bafoue le devoir de réserve d'une ministre en affaires courantes. Quand on est dans cette position, on doit observer une réserve quant aux expressions politiques liées à sa charge ministérielle. C'est donc très curieux de la voir s'exprimer de la sorte. On ne peut pas utiliser son titre de ministre pour s'exprimer politiquement en pleine campagne électorale, surtout sur des sujets dont elle n'a plus la charge, à moins que cela ne concerne les affaires urgentes. Cela pose un problème d'ordre démocratique par rapport aux règles du devoir de réserve, et ce n'est pas un problème mineur. Je le regrette et j'attire l'attention de la ministre sur le respect de cette réserve, ou sur l'opportunité de démissionner pour pouvoir s'exprimer librement".

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