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Ces Wallons possèdent une maison à l'étranger et… un logement social en Belgique : "Les chiffres doivent nous préoccuper"

Si la Flandre fait appel à des détectives privés pour identifier les fraudeurs qui bénéficient d'un logement social alors qu'ils possèdent une propriété à l'étranger, seule une déclaration sur l'honneur est demandée en Wallonie. Face à cette situation, le MR, par l'intermédiaire du député wallon Yves Evrard, souhaite durcir le ton.

Des maisons et immeubles à Bruxelles.
“C’est une situation inacceptable en termes d'équilibre du marché locatif et d'accès à un logement social”, déplore le député wallon Yves Evrard (MR). ©EdA - Julien Rensonnet

La fraude au logement social fait l'objet en Flandre de contrôles stricts et réalisés par des agences de détectives chargées de vérifier si les locataires de logement public ne sont pas propriétaires d'habitations à l'étranger. Pour objectiver ce phénomène, une étude a été réalisée entre mars 2021 et décembre 2022 par le ministre flamand du Logement.

Le député Yves Evrard (MR) a pu avoir accès aux résultats. Et ils sont interpellants. En effet, sur 677 enquêtes menées, 322 (soit 48 % d'entre elles) ont démontré l'existence d'une propriété à l'étranger. Pourtant, une des conditions à l'octroi d'un logement public, à côté de celle liée aux revenus, est bien de ne pas être propriétaire d'un bien. Nul ne peut en effet prétendre à un logement social s'il est propriétaire d'un bien immobilier même à l'étranger.

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