"L'événement clé est le sommet Trump-Poutine, mais tout développement pourrait intervenir après la fermeture des marchés américains"
Dans l'attente de la rencontre Trump-Poutine et des chiffres du commerce de détail américain, les marchés restent positifs.
- Publié le 15-08-2025 à 11h22
- Mis à jour le 15-08-2025 à 11h27

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse vendredi, en attendant la publication de plusieurs indicateurs économiques aux Etats-Unis, et avant la rencontre en Alaska entre les présidents Trump et Poutine, qui doivent notamment échanger sur la guerre en Ukraine.
Dans les premiers échanges, la Bourse de Londres prenait 0,40%, Francfort avançait de 0,61% et Paris s'octroyait 0,56%.
A Bruxelles, le Bel20 prenait 0,50 %. Après avoir battu la veille son record de mai 2007, l'indice BEL 20 repartait à la hausse jeudi en dépassant les 4.800 points quelques instants après l'ouverture entrainé par Solvay (28,66) et Syensqo (77,72), en hausse de 1,3% chacune.
Marchés mondiaux en hausse
Les marchés mondiaux sont en hausse vendredi, en attendant la publication de plusieurs indicateurs économiques aux Etats-Unis, et avant la rencontre en Alaska entre les présidents Trump et Poutine, qui doivent notamment échanger sur la guerre en Ukraine.
En Asie, le Nikkei a bondi de 1,71%, porté par la légère accélération de la croissance japonaise de 0,3% au deuxième trimestre, contre 0,1% attendu par le marché, malgré des mois d'incertitude quant aux droits de douane américains.
Sur le marché des changes, le yen progressait de 0,45% à 147,10 yens pour un dollar vers 07h20 GMT.
La Bourse de Hong Kong était quant à elle en baisse de 0,98% dans les derniers échanges, après que les ventes au détail en Chine, principal indicateur de la consommation des ménages de la deuxième puissance économique mondiale, ont progressé moins fortement que prévu en juillet.
La Bourse de Shenzhen a toutefois nettement avancé de 1,60% et Shanghai s'est octroyé 0,83%.
"La séance boursière devrait gagner en volatilité dans l'après-midi" avec une série de données économiques américaines "non négligeables", souligne Andreas Lipkow, analyste indépendant.
Dans l'attente des résultats américains
Dans le détail, les investisseurs se tourneront vers les Etats-Unis à 14H30 pour la publication des ventes au détail en juillet, ce qui leur permettra de prendre le pouls du consommateur américain, moteur de la croissance de la première économie mondiale.
La production industrielle en juillet sera publiée à 15H15 puis à 16H00, ce sera au tour de l'estimation préliminaire pour août de la confiance des consommateurs, aux Etats-Unis également.
Ces indicateurs arrivent au lendemain de l'inflation américaine côté producteurs (PPI) qui a progressé bien plus que ce à quoi s'attendait le marché.
"La crainte est que le PPI de juillet ne marque le début d'une période plus durable d'inflation élevée, en particulier à mesure que les droits de douane plus élevés continuent d'être répercutés aux consommateurs", expliquent les économistes de Deutsche Bank.
D'autant plus que "le rapport de juillet ne tient pas compte des nouveaux droits de douane imposés le 7 août, notamment 35% sur les produits canadiens, 25% sur ceux en provenance d'Inde et 15% sur ceux de l'UE, du Japon et de la Corée", selon eux.
Le sommet Trump-Poutine attendu
"Pour la journée à venir, l'événement clé est le sommet Trump-Poutine en Alaska, où les deux dirigeants devraient discuter de l'Ukraine", mais "tout développement pourrait intervenir après la clôture des marchés américains" (20H00 GMT), commentent les économistes de Deutsche Bank.
"Même si une percée immédiate est peu probable, le sommet sera néanmoins un indicateur important pour les relations américano-russes et la guerre en Ukraine", poursuivent-ils.
La rencontre "en tête-à-tête" du président russe Vladimir Poutine et de son homologue américain Donald Trump sera suivie par un repas de travail, avec leurs conseillers.
Les présidents russe et américain donneront ensuite une conférence de presse, la première depuis une apparition commune devant les caméras en 2018 à Helsinki.
Sur le marché du pétrole, vers 07H20 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord reculait de 0,61% à 66,43 dollars et celui du baril de WTI américain abandonnait 0,70% à 63,51 dollars.
Pandora dégringole
L'action du bijoutier danois Pandora plongeait de 11,94% à Copenhague après la publication de résultats du deuxième trimestre jugés décevants par le marché, notamment en raison d'un recul de la marge opérationnelle, causé par des pressions liées "aux taux de change, aux droits de douane et aux coûts des matières premières", selon le groupe dans un communiqué.
