4 Belges sur 10 estiment avoir trouvé le job de leurs rêves
Selon une enquête d'ASAP. be, 75 % des Belges donnent une note de 7 sur 10 à leur job actuel.

- Publié le 23-01-2020 à 08h50
- Mis à jour le 29-01-2020 à 08h10

Selon une enquête d'ASAP. be, 75 % des Belges donnent une note de 7 sur 10 à leur job actuel. Trouver le job de ses rêves prend en général un certain temps. Mais pour quatre sur dix d'entre nous, c'est déjà chose faite. C'est en tout cas ce qui ressort d'une enquête menée par ASAP. be, une entreprise spécialisée dans le travail intérimaire auprès de 1 000 Belges.
D'après l'étude, 75 % des Belges donnent une note de 7 sur 10 à leur job actuel. Et un salaire élevé ne serait pas la raison principale, il faut plutôt chercher du côté des conditions particulières de travail, et également grâce aux défis qu'ils peuvent relever. Une grande variété au niveau des tâches est ainsi l'un des facteurs les plus importants (36,8 %). La possibilité d'exploiter ses talents et sa spécificité joue également un rôle non négligeable. Par ailleurs, plusieurs différences entre francophones et néerlandophones sont à noter. "Selon les résultats de l'enquête, les francophones, tout comme les néerlandophones, sont assez satisfaits de leur emploi actuel, avec une note de 6,9 vis-à-vis de 7,2 sur 10. Concernant le job de rêve, nous voyons une différence signifiante. Le pourcentage de néerlandophones (48 %) qui ont trouvé leur emploi idéal est plus élevé que celui des francophones (34 %) - qui reste quand même très impressionnant", indique Evi Baeten, responsable de la communication chez ASAP. be.
Toutefois, tout n'est pas rose pour autant. Le travailleur belge ressent aussi la pression dans son travail et cela se traduit également dans ses perspectives d'avenir : bien que la moitié des Belges (52 %) soient essentiellement positifs quant à la suite de leur carrière, l'autre moitié se fait du souci. "La pression psychologique est le plus grand défi sur le marché du travail, car tout est devenu plus usant. Cela se traduit également dans leurs perspectives pour l'avenir. Par exemple, 6 % affirment être stressés parce qu'ils craignent de ne bientôt plus pouvoir suivre et 5 % ont peur de perdre leur emploi et de ne pas en retrouver. 5 % des Belges se disent fatigués et ont des difficultés à suivre le rythme de leur travail actuel."
Et quand on demande aux Belges comment ils voient évoluer le marché du travail dans les cinq prochaines années, la grande majorité d'entre eux sont convaincus que la numérisation (85 %) et l'automatisation (84 %) vont se poursuivre. Trois quarts des Belges croient également que les collaborateurs d'une entreprise ne travailleront plus tous sur le site de cette dernière, mais que le télétravail sera de plus en plus permis.
Les choix professionnels des jeunes restent limités
Malgré l'avènement du numérique, de l'impression 3D et du développement rapide de l'intelligence artificielle, les choix d'orientation professionnelle des jeunes de 15 ans n'ont que fort peu évolué, s'inquiète un rapport de l'OCDE publié mercredi. Bien qu'ils soient nés au XXIe siècle, les ados sont encore massivement attirés par des métiers du XXe siècle, voire parfois du XIXe. Ainsi, sans le savoir, beaucoup de garçons, de même que les jeunes issus de milieux plus défavorisés, se destinent souvent à des métiers à fort risque d'automatisation dans les 10 à 15 ans. Ce risque lié à l'innovation fluctue toutefois d'un pays à l'autre, mais il concerne en moyenne 39 % des métiers cités par les jeunes des pays de l'OCDE (et c'est la même chose en Belgique). L'étude montre également peu de changements entre 2000 et 2018 dans le choix des jeunes, lesquels restent pour moitié focalisés sur dix professions à peine. Autre élément inquiétant mis en lumière par l'enquête : un jeune sur cinq n'a pas les idées claires sur les études à entamer pour concrétiser ses rêves professionnels.
