Le baril de pétrole passe en dessous d'un seuil symbolique
Le baril de Brent évolue aux alentours de 59 dollars, ce mardi.
- Publié le 16-12-2025 à 15h49

Le baril de Brent est descendu sous les 60 dollars, ce mardi, suite aux commentaires du président américain Donald Trump, qui s'est dit confiant quant à l'atteinte d'un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie.
Ce mardi, le baril de Brent perdait en effet 1,24 % à 59,61 dollars, en cours de séance. Notons que le Brent n'était plus descendu sous la barre des 60 dollars depuis le 5 mai 2025. En outre, il n'a pas clôturé une séance en dessous de ce niveau depuis… début 2021, en pleine pandémie de coronavirus. Il reste à voir si le pétrole ne va pas remonter au-dessus de 60 dollars, en cours de séance.
Pourquoi cette baisse ?
Même si cette information est à prendre avec des pincettes, Donald Trump a déclaré que la Russie et l'Ukraine se rapprochaient d'un accord de paix.
Cette annonce a logiquement fait baisser les prix du pétrole, qui étaient déjà très bas. Rappelons en effet que la Russie est le troisième producteur mondial, derrière les États-Unis et l'Arabie saoudite.
Au contraire de sa production gazière, la production pétrolière de la Russie n'a été que très peu affectée par les sanctions occidentales prises dans la foulée de l'invasion à large échelle de l'Ukraine.
En effet, le pétrole, majoritairement transporté par bateaux, peut facilement prendre la direction d'autres marchés. Moscou a donc pu continuer à écouler sa production, principalement en Chine, en Inde et en Turquie.
Néanmoins, la production russe est passée de 9,95 millions de barils par jour, en novembre 2021, à 9,03 millions de barils par jour, en novembre 2025 (-9 %). Un éventuel accord de paix avec l'Ukraine pourrait donc signifier une hausse de la production russe de brut. Ce qui augmenterait encore l'offre mondiale et ferait davantage pression sur les prix.
Notons que d'autres éléments expliquent cette faiblesse des prix de l'or noir. Ainsi, l'Agence internationale de l'énergie a récemment calculé qu'il y aurait encore une suroffre de pétrole en 2026. Selon l'AIE, celle-ci devrait s'élever à 3,7 millions de barils par jour (soit 3,5 % de la consommation mondiale). Une offre supérieure à la demande pèse logiquement sur les prix.
La demande mondiale de pétrole, de son côté, est freinée par la transition énergétique en cours en Chine et par le ralentissement économique du pays.

