Donald Trump se félicite après la hausse des droits de douane: "Ces pays nous appellent pour nous lécher le c**"
Malgré la panique sur les marchés internationaux, le président américain s'est félicité de ses droits de douane et des nombreux appels qu'il reçoit de pays qui "lui lèchent le cul".
- Publié le 09-04-2025 à 12h05
Après un léger rebond mardi soir, les marchés boursiers internationaux, affolés par ce chamboulement de l'ordre commercial mondial, ont replongé mercredi. Les investisseurs craignent les conséquences des postures commerciales radicales sur l'inflation, la consommation et la croissance.
Témoin de la panique sur les marchés internationaux, le pétrole est aussi au plus bas depuis quatre ans, autour de 60 dollars le baril, tandis que le won sud-coréen a touché un plancher jamais atteint depuis 2009.
Le président Trump, qui entend rapatrier la production manufacturière aux Etats Unis, a promis face à cette panique "des accords sur mesure, pas du prêt-à-porter, mais de la haute couture", notamment avec les alliés asiatiques de l'Amérique, Japon et Corée du Sud en tête.
Lors d'un dîner avec des caciques du Parti républicain, le milliardaire conservateur s'est félicité que des dizaines d'Etats - y compris le Chine d'après lui - "fassent tout" pour trouver un accord avec Washington. "Ces pays nous appellent pour nous lécher le cul", a-t-il plastronné.
Malgré ces provocations, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a exhorté à "éviter l'escalade", lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang.
L'Union européenne devrait présenter sa réponse "en début de semaine prochaine", selon un porte-parole.
L'UE a proposé de répliquer aux taxes américaines sur les importations d'acier par des droits de douane de 25% sur des marchandises américaines, mais épargnera le bourbon, pour éviter des représailles visant les vins et spiritueux européens, selon une liste consultée par l'AFP.
"L'objectif est d'arriver à une situation où le président Trump revienne sur sa décision", a assuré mardi le président français Emmanuel Macron.
Considérée comme plus proche de Donald Trump, la Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni a annoncé mardi soir qu'elle se rendrait à Washington le 17 avril.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit "particulièrement inquiet pour les pays en développement les plus vulnérables sur lesquels les impacts seront plus dévastateurs".

