L'ancienne belle-sœur de la porte-parole de Maison Blanche a été arrêtée par la police de l'immigration : "Un cauchemar dystopique"
Aux États-Unis, l'ex-belle-sœur de Karoline Leavitt a été interpellée par la police de l'immigration.

- Publié le 28-11-2025 à 17h52
- Mis à jour le 29-11-2025 à 09h57

Alors que la politique anti immigration de Donald Trump fait rage aux États-Unis, une de ses proches collaboratrices en a fait indirectement les frais.
Karoline Leavitt, porte-parole de Maison Blanche et fidèle parmi les fidèles du président américain, a vu son ex-belle-sœur et mère de son neveu être arrêtée par la police de l'immigration, et placée dans un centre de détention, en attente de son expulsion.
Ressortissante brésilienne, Bruna Caroline Ferreira, âgée de 33 ans, est arrivée aux États-Unis en 1998 quand elle avait 6 ans. Elle a été fiancée durant un temps avec le frère de Karoline Leavitt, Michael, avec qui elle a eu un enfant, avant leur séparation.
Le 12 novembre dernier, elle a vécu ce que des milliers d'immigrants établis aux États-Unis redoutent. Alors qu'elle allait chercher son fils de 11 ans dans une école située près de Boston, elle a été interpellée par les agents de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police américaine de l'immigration. Bruna Caroline Ferreira a ensuite été envoyée dans un centre de détention en Louisiane, à 2500 kilomètres de distance. Elle devrait être prochainement expulsée.
"Montrez-nous la preuve !"
Selon plusieurs médias américains, Bruna Caroline Ferreira et Karoline Leavitt ne se seraient pas parlé depuis des années.
La jeune femme aurait la garde partagée de son fils avec son ancien fiancé, Michael Leavitt, qui aurait déclaré que son unique préoccupation était le bien-être de son fils, ainsi que sa sécurité.
Elle aurait entrepris depuis plusieurs années les démarches afin d'obtenir sa carte verte, qui permet aux non citoyens de vivre et de travailler de manière permanente aux États-Unis, après avoir pu rester dans le pays via un programme réservé aux enfants et jeunes personnes (DACA).
Selon le ministère de la Sécurité intérieure américain, elle serait arrivée aux États-Unis durant son enfance, munie d'un visa de touriste B-2. Elle aurait dû quitter le pays avant le 6 juin 1999.
Le ministère l'accuse d'actes criminels, mais son avocat, Todd Pomerleau, conteste. "Montrez-nous la preuve !", s'est-il indigné.
Alors que la sœur de Bruna Caroline Ferreira est citoyenne américaine, et que sa mère possède ladite carte verte, l'avocat de la famille s'est exprimé. "Ce ne sont pas des immigrés clandestins criminels. Ce sont des contribuables, des mères qui travaillent. Elles vivaient le rêve américain et nous voilà confrontés à un cauchemar dystopique", a-t-il dit.
Une campagne de financement en ligne a été lancée par ses proches, afin de l'aider dans sa défense.