Après Nicolás Maduro, les États-Unis vont-ils cibler un autre cador du régime vénézuélien ?
Selon Reuters, un autre homme fort du régime vénézuélien serait dans le viseur de l'administration Trump.

- Publié le 07-01-2026 à 10h20
- Mis à jour le 07-01-2026 à 11h47

Ce samedi, les États-Unis ont mené une attaque sur le Venezuela et ont "capturé et exfiltré" le président Nicolás Maduro.
Ce mercredi, Reuters affirme qu'un autre poids lourd politique pourrait être ciblé par l'administration Trump.
Selon l'agence de presse, le ministre des Relations intérieures, de la Justice et de la Paix, Diosdado Cabello est dans l'œil du cyclone.
Les Américains le considéreraient "comme un acteur clé à contraindre à coopérer avec la présidente par intérim Delcy Rodríguez, afin de garantir l'ordre et de répondre aux exigences américaines après la chute de Nicolás Maduro", rapportent nos confrères.
Les États-Unis auraient d'ailleurs prévenu le ministre qu'il deviendrait une cible s'il n'obtempérait pas.
Diosdado Cabello dirige les forces de sécurité vénézuéliennes, accusées de violations massives et répétées des droits de l'Homme. Le ministre fait partie des fidèles de l'ancien président du Venezuela, "sur lesquels le président Donald Trump a décidé de s'appuyer comme dirigeants temporaires afin de préserver la stabilité durant la période de transition", explique l'agence Reuters, informée par une source proche du dossier.
Craintes de "sabotage"
Selon l'agence de presse, les États-Unis craindraient que Cabello joue un rôle de "saboteur". Il entretiendrait en effet des relations compliquées avec la présidente par intérim Delcy Rodríguez, une rivale de longue date.
L'administration Trump chercherait à le contraindre à coopérer, tout en n'abandonnant pas l'idée de l'écarter du pouvoir ou de l'exiler en cas d'insubordination.
Le principal intéressé a par ailleurs été averti qu'en cas de défiance, il subirait "le même sort que Maduro", explique Reuters.
Toutefois, éliminer le ministre pourrait attiser la colère des colectivos, des groupes paramilitaires chavistes pro gouvernementaux et provoquer le chaos dans le pays. Et c'est précisément ce que Washington redoute.
Le ministre de la Défense également ciblé ?
Parmi les cibles potentielles des États-Unis figurerait aussi le ministre de la Défense vénézuélien, Vladimir Padrino, inculpé aux États-Unis pour trafic de drogue et dont la tête est mise à prix à plusieurs millions de dollars, selon deux sources citées par Reuters.
Sa collaboration serait jugée essentielle au vu de sa mainmise sur les forces armées du pays. Il apparaît plus "susceptible de s'aligner sur les exigences américaines" que Cabello, selon une source stratégique au sein de l'administration américaine.
La vice-présidente Delcy Rodríguez, devenue présidente par intérim, reste pour l'instant l'option privilégiée par Washington pour gouverner de manière temporaire.
Les Américains souhaiteraient aussi "rallier à leur cause d'autres hauts responsables vénézuéliens, ainsi que des cadres intermédiaires, afin de préparer la voie à un gouvernement qui se plierait aux intérêts de Washington", explique l'agence Reuters.