Chloé Ridel, compagne de Paul Magnette, en mission pour la reconstruction du Parti socialiste français : "Une radicale affirmée mais rassurante"
À l'approche de la présidentielle de 2027, Chloé Ridel, compagne de Paul Magnette, a présenté ce mardi la nouvelle base idéologique des socialistes français, qu'elle a coordonnée durant un an. Portrait.

- Publié le 23-04-2026 à 18h40
- Mis à jour le 23-04-2026 à 22h30

Alors qu'une élection présidentielle aura lieu en France en 2027, la nouvelle base idéologique des socialistes français a été présentée ce mardi lors d'un bureau national.
Parmi les quelque 150 pages de texte, décrites par nos confrères du Figaro comme "plus rouges que roses" (NdlR : qui seraient plus proches idéologiquement du rouge de l'extrême-gauche que du rose du PS), on retrouve pas moins de 600 mesures, destinées à sortir de la "social-démocratie".
Une reconstruction qui a été coordonnée par Chloé Ridel, proche d'Olivier Faure, le premier secrétaire du PS. Relativement peu connue du grand public en Belgique, l'eurodéputée, par ailleurs compagne de Paul Magnette, a été chargée pendant un an de mettre en place un nouveau programme pour le Parti socialiste hexagonal.
Diplômée de Sciences Po et de l'ENA
Diplômée de Sciences Po Paris, puis de l'ENA, la trentenaire a ensuite intégré le ministère de l'Économie.
Mais elle semble davantage attirée par la réflexion politique. Elle cofonde par exemple en 2018 l'association "Mieux voter", puis deux ans plus tard, l'Institut Rousseau, "un laboratoire d'idées marqué à gauche", rapporte le Figaro.
Chloé Ridel rejoint les socialistes en 2023 et devient porte-parole du parti, avant d'être élue députée européenne en 2024.
"C'est l'une des intellectuelles du parti", glisse l'un de ses proches au quotidien français.
Le député du Calvados Arthur Delaporte (PS), la décrit quant à lui comme "une radicale affirmée mais rassurante".
Proche des idées de la France insoumise ?
Une radicalité qu'assume Chloé Ridel, qui assure vouloir en finir avec la "social-démocratie".
Toutefois, même si certaines de ses propositions se rapprochent de celles des Insoumis, notamment sur l'abrogation de la réforme des retraites, celle qui affirme avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2012 et en 2017, semble prendre ses distances avec LFI.
"Alors que Jean-Luc Mélenchon s'attache au concept de 'nouvelle France', qui induit une opposition à une 'ancienne France', nous faisons le constat que le pays est profondément fracturé, et que cette fracturation nourrit l'extrême droite. Toute une partie de notre projet s'intitule 'refaire société'. Elle vise à réconcilier le pays, pas par des appels incantatoires mais par des politiques de justice", explique l'eurodéputée dans un entretien accordé à nos confrères de Libération.