Cette pathologie qui pourrait priver Israël d'un grand nombre de soldats: 50.000 d'entre eux pourraient en être atteints d'ici deux ans et demi
Tsahal pourrait faire face à un problème de taille dans ses rangs. La guerre marque de manière irréversible des milliers de soldats israéliens.

- Publié le 30-07-2025 à 11h21
- Mis à jour le 01-08-2025 à 10h43

Alors que la guerre à Gaza s'éternise et que les souffrances des Gazaouis apparaissent de plus en plus insupportables aux yeux de l'opinion publique et des dirigeants internationaux, de plus en plus de soldats israéliens souffrent de stress post-traumatique, marqués par les violences qu'ils ont vues ou commises.
Depuis le massacre du 7 octobre 2023, 898 soldats israéliens sont décédés au combat, comme expliquent nos confrères de HLN.
Cependant, ce chiffre ne prend pas en compte une autre réalité : celle des suicides. Selon les médias israéliens, une centaine de militaires se serait déjà donné la mort depuis l'escalade du conflit en octobre 2023, rapporte Franceinfo.
Selon le journal israélien "Yedioth Ahronoth", cité par HLN, ce ne sont pas moins de 3769 cas de trouble de stress post-traumatique (TSPT) qui ont aussi été recensés durant cette période.
75 000 soldats de Tsahal ont déjà été déclarés inaptes physiquement ou mentalement au travail, marqués par la guerre. Un chiffre qui pourrait grimper à 100 000 d'ici deux ans et demi. Si la majorité d'entre eux souffrent de handicaps physiques, la proportion d'entre eux atteints psychologiquement pourrait atteindre 50 % d'ici là.
La pénurie de soignants n'arrange pas la situation. On estime qu'en moyenne un seul psychiatre est disponible pour 750 personnes dans le besoin. Des unités mobiles ont d'ailleurs dû être mises en place pour remédier au problème.
Une problématique qui pourrait ne faire qu'empirer. Le stress post-traumatique n'intervient en effet souvent que quand les soldats quittent l'armée et reviennent à une vie normale.
Difficulté d'enrôlement
L'armée israélienne pourrait éprouver toutes les difficultés du monde à enrôler des volontaires. Dans la foulée du 7 octobre, le taux de réponse des réservistes était de 120 %. Le nombre d'individus qui désiraient s'engager dans l'armée était alors supérieur aux personnes mobilisées. Mais depuis lors, ce chiffre a chuté à 60 %.
En mai dernier, Tsahal a battu un nouveau record : 450 000 réservistes étaient mobilisés, pour une période de trois mois, forçant certains hommes à repartir en mission pour la septième fois.