Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que les dirigeants iraniens deviennent "de plus en plus sérieux" dans les discussions

L'armée américaine a annoncé vendredi aux petites heures avoir achevé la salve de bombardements lancés contre l'Iran quelques heures plus tôt. Il s'agit de la treizième nuit consécutive de frappes.

President Donald Trump speaks during an event to honor the 2025 World Series champions Los Angeles Dodgers in the Rose Garden of the White House, Thursday, July 23, 2026, in Washington. (AP Photo/Alex Brandon)
Trump met en garde la Russie et la Chine contre toute vente d'armes à l'Iran ©Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Le commandement américain pour le Moyen-Orient a initié ses frappes à 18h45 jeudi (heure de Washington, 00h45 vendredi en Belgique) et les a suspendues à 21h00 (03h00, heure belge). Durant cette nouvelle campagne, l'armée états-unienne a ciblé "des centres de commandement militaire, des infrastructures de stockage liés à des drones, des réseaux de communication, des sites de surveillance du littoral et des capacités maritimes" pour "affaiblir la menace que pose l'Iran pour la navigation civile et le commerce maritime qui transitent par le détroit d'Ormuz", a affirmé le Centcom sur le réseau social X.

L'armée ajoute que ce passage stratégique, emprunté en temps normal par un cinquième des exportations mondiales de pétrole brut notamment, "reste ouvert à la navigation" en dépit des récentes attaques menées par les Gardiens de la Révolution iraniens.

Plusieurs sites de la CIA au Moyen-Orient ont subi des frappes de l'Iran

L'agence iranienne étatique Fars, citée par DPA, a quant à elle rapporté des explosions dans les villes d'Ahvaz, Andimechk et Omidiyeh (sud-ouest), autour de Bandar Abbas et sur l'île de Qeshm (près du détroit d'Ormuz).

La navigation dans le détroit d'Ormuz constitue un point de discorde majeur entre Washington et Téhéran. L'Iran le verrouille et martèle qu'il est imprudent de s'aventurer dans le détroit en dehors de la route qu'il impose. La Maison Blanche considère qu'il est ouvert et vise les infrastructures iraniennes à proximité pour tenter de limiter l'emprise iranienne sur ce passage. En représailles, les États-Unis ont réimposé un blocus des ports iraniens.

Avant la guerre initiée par l'administration de Donald Trump, le détroit d'Ormuz était conjointement administré par le sultanat d'Oman et la République islamique et exempt de toute taxe, en vertu du droit international.

LES DERNIERES INFOS:

Des sirènes d'alerte déclenchées à Bahreïn

Des sirènes d'alerte ont été activées tôt samedi à Bahreïn, royaume du Golfe régulièrement visé par l'Iran ces derniers jours, a annoncé le ministère de l'Intérieur. 

"La sirène a retenti. Les citoyens et les résidents sont invités à rester calmes et à se rendre au lieu sûr le plus proche", a écrit le ministère dans un communiqué publié sur X. 

Yémen : la coalition menée par l'Arabie saoudite a visé des sites militaires houthis menaçant la navigation

La coalition menée par l'Arabie saoudite a ciblé au Yémen des sites militaires houthis et détruit des objectifs menaçant la navigation en mer Rouge, a annoncé la chaîne saoudienne Al Arabiya. 

"Des sites militaires houthis ont été ciblés dans le gouvernorat de Hodeïda. (...) Les cibles détruites étaient liées à la menace pesant sur les navires commerciaux en mer Rouge", a rapporté la chaîne dans des publications sur X. 

Le port de Hodeïda, dans l'ouest du Yémen, n'a pas été visé et reste ouvert à la navigation, a-t-elle précisé.

Trump dit n'avoir pas tranché sur des bombardements d'envergure en Iran

Donald Trump a affirmé vendredi qu'il n'avait pas encore décidé s'il allait lancer des bombardements plus importants encore contre l'Iran, affirmant que les dirigeants du pays devenaient "de plus en plus sérieux" dans les négociations pour mettre un terme au conflit.

Il a tenu ces propos alors que la presse américaine a fait état d'une réunion vendredi matin entre le président américain, de plus en plus frustré par le conflit, et ses plus proches conseillers pour envisager une opération militaire à grande échelle en Iran.

Comme des journalistes lui demandaient s'il avait pris une décision à ce sujet, il a répondu "non, je n'en ai pas prise".

"En fait, on leur parle en ce moment", a poursuivi Donald Trump. "Je pense qu'ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente."

Pour le président américain, l'Iran a le choix entre conclure un accord avec Washington ou faire face à "un niveau bien pire" de bombardements, et ce après bientôt deux semaines de frappes quotidiennes qui ont rendu le cessez-feu caduc.

"Nous sommes prêts, parés à y aller, mais nous leur parlons, donc tant que nous parlons... On va voir ce qu'il en sort. Je pense (...) qu'ils sont très sérieux. Et ils devraient l'être!" a déclaré Donald Trump.

Cette guerre qui devait ne durer que quelques semaines franchira bientôt le cap des cinq mois et pèse, aux Etats-Unis, sur la popularité du Parti républicain de Donald Trump avant les élections législatives de novembre, un scrutin à l'énorme enjeu pour la seconde moitié du mandat du milliardaire.

Selon le média américain Axios jeudi, le président envisage une "attaque massive" sur l'Iran. Et selon le New York Times, une réunion s'est tenue vendredi matin avec ses conseillers.

Un navire saoudien touché dans la mer Rouge

Un navire saoudien a été touché en mer Rouge vendredi, subissant des dommages mineurs à sa coque, a déclaré un responsable saoudien des transports à des médias officiels, quelques jours après que les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé un blocus maritime contre leurs adversaires saoudiens.

"Une source officielle de l'Autorité des transports publics a indiqué que le navire (NCC MASA), appartenant à une société saoudienne, a été pris pour cible alors qu'il naviguait en mer Rouge aujourd'hui (vendredi) (...), entraînant des dommages mineurs à la coque du navire", a rapporté l'agence de presse saoudienne SPA. 

Trump affirme que les dirigeants iraniens deviennent "de plus en plus sérieux" dans les discussions

Donald Trump a affirmé vendredi que les dirigeants iraniens devenaient "de plus en plus sérieux" dans les négociations pour mettre un terme au conflit.

"Je pense qu'ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente", a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Trump met en garde la Russie et la Chine contre toute vente d'armes à l'Iran

Donald Trump a mis en garde vendredi la Russie et la Chine contre la vente d'armes à l'Iran, ajoutant cependant croire Xi Jinping et Vladimir Poutine lorsqu'ils disent ne pas être engagés dans de telles transactions.

"Ainsi, deux grands pays souvent évoqués lorsqu'il est question de l'Iran n'y participent pas, à mon avis. S'ils le faisaient, cela serait très mauvais pour eux - Certainement pas dans leur intérêt", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.

Cette publication survient alors que Washington enquête sur de potentielles ventes d'informations par la Russie et la Chine à l'Iran, après une série de frappes sur des bases américaines au Moyen-Orient.

Donald Trump a raconté que le président chinois Xi Jinping lui avait affirmé ne pas vouloir armer l'Iran lors de leur rencontre en mai: "Au vu de nos relations, je le crois sur parole."Le président américain a ajouté que son homologue russe Vladimir Poutine lui avait fait une promesse similaire, malgré la guerre en Ukraine.

"Il comprend que je ne vends pas d'armes à l'Ukraine, mais aux pays de l'Otan. Ils paient le prix coûtant, et quant à la manière dont ces armes sont distribuées je n'ai aucune idée", a affirmé Donald Trump.

Donald Trump a souvent utilisé un ton plus courtois à l'égard de Xi Jinping et Vladimir Poutine que pour les propres alliés des Etats-Unis, expliquant qu'ils devaient être respectés en tant que dirigeants de grandes puissances mondiales.

Les Houthis affirment ne pas chercher à bloquer le détroit de Bab-el-Mandeb

Les rebelles houthis du Yémen ont indiqué vendredi que leur blocus maritime contre l'Arabie saoudite n'avait pas vocation à paralyser le détroit stratégique de Bab el-Mandeb.

"Il n'y a pas de fermeture de Bab el-Mandeb, comme certains le suggèrent", a déclaré Mohammed Abdusalam, un négociateur du groupe pro-iranien, ajoutant que les rebelles se limiteraient à "un blocus n'affectant que la partie saoudienne".

Netanyahu rencontrera Trump à la Maison Blanche mardi
L'armée israélienne annonce la mort d'un deuxième Israélien dans des violences en Cisjordanie
Les Gardiens de la Révolution appellent les civils à s'éloigner des forces américaines

Les Gardiens de la Révolution, puissante force armée de la République islamique d'Iran, ont appelé vendredi les civils au Moyen-Orient à se tenir à 500 mètres de tout site abritant des forces américaines, en pleine escalade militaire avec Washington.

"Nous exhortons la population des pays où sont stationnés des soldats américains à se tenir immédiatement à 500 mètres des endroits où ils se cachent, afin qu'elle soit en sécurité", ont déclaré les Gardiens dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat, au moment où l'Iran frappe les pays voisins du Golfe en représailles à des attaques américaines.

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