Violences liées à la drogue: pour la ministre Annelies Verlinden, "la Justice ne peut pas résoudre seule ce problème"
Annelies Verlinden soutient un renforcement des moyens pour la Justice, mais estime que les violences liées à la drogue exigent aussi des réponses sociales et préventives.

- Publié le 27-08-2026 à 13h54
La ministre de la Justice Annelies Verlinden (CD&V) a de nouveau plaidé jeudi pour davantage de moyens pour la Justice, au lendemain du Conseil régional de sécurité (Cores) consacré à l'augmentation des violences liées à la drogue à Bruxelles. Elle souligne toutefois que "la Justice ne peut pas résoudre seule ce problème".
Annelies Verlinden a quitté mercredi soir le siège de safe.brussels sans s'adresser à la presse. Elle estime toutefois ne pas l'avoir "évitée". Selon la ministre, la réunion, qui a rassemblé les partenaires locaux, régionaux et fédéraux, s'est déroulée dans une "atmosphère constructive".
Durant le Cores, les bourgmestres bruxellois et le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, ont une nouvelle fois réclamé des moyens et un financement supplémentaires pour le parquet de Bruxelles. Les responsables politiques bruxellois considèrent unanimement ce renforcement comme nécessaire.
"Je suis une fervente partisane de davantage de moyens pour la Justice", a réagi Annelies Verlinden. "C'est également une demande que j'ai mise sur la table. Des moyens supplémentaires sont déjà disponibles aujourd'hui, mais il faut aussi veiller à bien les investir." La ministre assure qu'elle continuera, dans les prochains mois, à écouter les magistrats qui réclament des moyens supplémentaires.
Elle insiste néanmoins sur la nécessité d'une réponse plus large. "Il s'agit aussi de prévention, de logement, de lutte contre la pauvreté, de dépendances, de sans-abrisme et de personnes sans titre de séjour", a-t-elle énuméré. "Si ces problèmes ne sont pas pris en charge, ils continueront d'alimenter la criminalité et, par conséquent, la Justice."
