"Il n'y a pas d'espace pour les institutions-pirate" : le ministre Coppieters veut sévir envers les établissements de soins qui ne jouent pas le jeu
Le ministre wallon en charge de la santé, Yves Coppieters, veut faire en sorte de pouvoir fermer plus rapidement les établissements de soins qui ne disposent pas d'agrément.

- Publié le 14-09-2024 à 17h12

Suite à la fermeture des "Aquarelles" à Hertain, une résidence pour personnes en détresse mentale, après plusieurs plaintes pour maltraitance, le ministre wallon en charge de la santé, Yves Coppieters, n'a pas tardé à réagir. Cette institution, non agréée par le CWASS (Code wallon de l'action sociale et de la santé), était donc interdite mais continuait de fonctionner normalement.
"Il était temps d'agir mais la situation était compliquée et a requis une décision de justice pour qu'elle puisse fermer ses portes. L'arrêté du Bourgmestre aurait pu en effet être pris plus rapidement si le décret avait prévu ce type de situation, regrette le Ministre. L'AVIQ m'a informé de la situation dès nos premières réunions de travail. Le travail est donc entamé pour résoudre ce problème et j'ai bon espoir que dans les prochains mois, je puisse proposer une révision du décret pour accélérer la réaction des autorités locales. Il n'y a pas d'espace pour les institutions-pirate".
Si le décret permet de fermer, par exemple, une maison de repos et de soins qui ne remplissent pas les conditions du décret, ce type d'institution pirate ne fait pas partie du décret. "Revoir ce décret est donc une de mes priorités dans les prochaines semaines, d'amener ça au Parlement et de convaincre les députés d'inclure aussi ce type d'institutions qui sont inacceptables sur le territoire wallon".
Plus largement, les contrôles pour les institutions avec agrément vérifient les normes d'encadrement, les normes de soins, la conformité des équipements, la sécurité et le bien-être des personnes. Ces contrôles réguliers doivent être inopinés, ce qui n'est pas toujours le cas d'après Pierre Marage, le parrain du gang des vieux en colère, qui connaît bien cette réalité.
"Ce qui nous préoccupe le plus, c'est le manque de contrôle dans les maisons de repos, et quand il y en a, les directions sont bien souvent averties et peuvent donc s'y préparer, abonde pour sa part Pierre Marage, le parrain du gang des vieux en colère. On plaide donc pour des contrôles plus fréquents et surtout plus qualitatifs car ce qui manque aujourd'hui, c'est le bien-être du personnel, la bienveillance et le respect accordé à ces personnes, avec des soins de qualité".
