Le comportement de Theo Francken durant la Fête nationale provoque un tollé : "Sa démission doit être exigée", "Choquant, irrespectueux"
Le "Vive la Défense" de Theo Francken à la place de "Vive la Belgique" a fait bondir militaires et politiques. Certains réclament sa démission.

- Publié le 21-07-2025 à 19h36
Présent ce 21 juillet au Te Deum en tant que ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA) a refusé de dire "Vive la Belgique" au micro de RTL Info.
Sa réponse ? "Vive la Défense." Avant d'ajouter : "Moi, je suis nationaliste flamand, OK ? La Belgique, c'est le pays où je suis élu, alors je fais mon job, mais je reste fidèle à mes convictions."
Interrogé sur la Brabançonne, il a également botté en touche : "Je pense que je la connais un peu" mais refuse de la chanter, invoquant le précédent embarrassant d'Yves Leterme qui avait entonné la Marseillaise par erreur. "Pas d'incident avec moi", tranche-t-il.
Il refuse de rendre hommage au pays devant lequel il a prêté serment. Il n'a rien à faire là où il est"
Une déclaration qui tranche avec l'esprit d'unité nationale attendu en ce jour de fête. Tout comme Bart De Wever, Premier ministre, qui se contente du minimum protocolaire : Te Deum le matin, défilé militaire l'après-midi — et rien de plus.
Pas de frites, pas de feu d'artifice, juste une présence minimale, symbole d'un nationalisme flamand qui s'affiche désormais à la tête du pays.
Les réactions se sont multipliées
Sur les réseaux sociaux, les réactions de militaires ne se sont pas fait attendre après ce refus de Theo Francken. L'attitude du ministre de la Défense, pourtant présent au Te Deum en tant que membre du gouvernement fédéral, choque jusque dans les rangs de l'armée.
"Quand je pense qu'on nous menace si on ose s'exprimer… Et lui, il refuse de rendre hommage au pays devant lequel il a prêté serment. Il n'a rien à faire là où il est", s'indigne un militaire.
"Je suis content d'avoir terminé ma carrière. Ne plus devoir saluer ou défiler devant de tels individus, c'est un soulagement", glisse un autre, amer.
"Honteux. Et dire qu'il a prêté serment. Comment peut-on accepter cela ?" réagit un sous-officier. "C'est un cheval de Troie. Un traître. Et nous, comme des veaux, on accepte", lâche un autre, plus frontal.
"Je pense que notre Roi devrait prendre ses responsabilités. À un moment donné, sa démission doit être exigée… et imposée", écrit enfin un militaire anonyme, appelant à une réaction ferme.
Une phrase a également marqué les esprits du côté politique : "Un loup reste un loup", a taclé le bourgmestre de Charleroi, Thomas Dermine, en réaction aux propos du ministre NVA.
La socialiste Ludivine Dedonder, ex-ministre de la Défense n'a pas mâché ses mots sur X face à ce comportement. "Choquant, irrespectueux, scandaleux venant d'un ministre belge", a-t-elle écrit, exigeant la démission de son ancien rival politique.
