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La Chine et la Russie s'emparent de l'uranium kazakh: doit-on craindre une pénurie de combustible dans les centrales nucléaires?

Le Kazakhstan, plus gros producteur mondial, se tourne de plus en plus vers la Chine et la Russie pour écouler son uranium.

La Russie et la Chine détiennent plus de la moitié des capacités mondiales d’enrichissement d’uranium.
La Russie et la Chine détiennent plus de la moitié des capacités mondiales d’enrichissement d’uranium. ©Copyright (c) 2020 Evgeny_V/Shutterstock. No use without permission.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'énergie nucléaire fait l'objet d'un regain d'intérêt. Certains pays voient en effet le nucléaire comme un bon moyen pour réduire leur dépendance vis-à-vis du gaz russe, alors que Moscou a sévèrement resserré les vannes du gaz durant l'été 2022.

Ce regain d'intérêt pose la question de l'approvisionnement des réacteurs nucléaires en uranium enrichi. Selon l'Agence internationale de l'énergie, la Russie (40 %) et la Chine (15 %) détiennent 55 % des capacités mondiales d'enrichissement de l'uranium. Et, en ce qui concerne les mines d'uranium, le Kazakhstan concentre quasiment la moitié des capacités mondiales d'extraction.

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