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ArcelorMittal et John Cockerill veulent décarboner la fabrication de l'acier

Les deux groupes annoncent la création à l'horizon 2027 de la première usine d'électrolyse du fer à basse température à l'échelle industrielle. Une révolution dans la manière de produire de l'acier de manière nettement plus durable?

Volteron - John Cockerill and ArcelorMittal - Sebastien Roussel - Francois Michel - Brad Davey - Pedro Pendes - Joao Felix Da Silva
La première plaque de fer produite par électrolyse via le pilote « Siderwin », signée par Sébastien Roussel (Président John Cockerill Industry), François Michel (CEO John Cockerill), Brad Davey et Pedro Pendes d’ArcelorMittal, Joao Felix da Silva (John Cockerill). ©D.R.

Le géant sidérurgique ArcelorMittal passe à la vitesse supérieure avec la société belge John Cockerill, spécialisée dans le développement d'installations de traitement de l'acier et d'électrolyseurs. Objectif : la construction à terme de la première usine au monde d'électrolyse de fer à basse température à l'échelle industrielle. Cette usine, qui dans une première phase, produira entre 40 000 et 80 000 tonnes par an de plaques de fer devrait entrer en production en 2027. "Une fois que la technologie aura fait ses preuves à cette échelle, il est prévu d'augmenter la capacité annuelle de l'usine pour la porter entre 300 000 et 1 million de tonnes", expliquent les deux entreprises dans un communiqué commun. Le lieu de cette future usine n'est à ce jour pas connu mais elle devrait se situer en France ou en Belgique. Avec une probabilité plus grande pour l'Hexagone, puisque l'usine pilote qui a testé cette technologie à une échelle non industrielle se situe en Lorraine française. Mais cela reste donc à confirmer et cela fera l'objet d'un accord entre les deux partenaires.

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