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"Aller au restaurant risque de devenir un service de luxe. Votre américain-frites vous coûtera 30 euros"

La nouvelle équipe à la tête de la Fédération Horeca Bruxelles pose les balises de son nouveau mandat. Même si les restaurants bruxellois font le plein, le secteur est en crise. La faute, selon son président Matthieu Léonard, à une fiscalité inadaptée à un secteur spécifique gros pourvoyeur d'emploi non-qualifié en région bruxelloise.

Un nouveau quatuor pour diriger la Fédération Horeca Bruxelles : Matthieu Léonard (président), Kamila Ostrowska (directrice générale), Loïc Installé (trésorier) et David Debin (vice-président).
Un nouveau quatuor pour diriger la Fédération Horeca Bruxelles : Matthieu Léonard (président), Kamila Ostrowska (directrice générale), Loïc Installé (trésorier) et David Debin (vice-président). ©ANTONIN WEBER

Bye-Bye Ludivine De Magnanville, passée chez Défi. La Fédération Horeca Bruxelles se dote d'une nouvelle équipe dirigeante : un quatuor doté d'une solide expérience dans l'Horeca et pilotée par le nouveau président Matthieu Léonard, qu'on a souvent entendu lors de la crise Covid. Le Woluwéen est accompagné d'un vice-président (David Debin), d'une directrice générale issue de l'hôtellerie (Kamila Ostrowska) et d'un trésorier (Loïc Installé).

Pour peser un maximum, la Fédération bruxelloise compte travailler en synergie avec ses homologues wallonnes et flamandes. "Nous portons le même combat", commente Matthieu Léonard. "Chaque région a ses propres spécificités mais la vision globale est identique." Table rase du passé – pas toujours au beau fixe entre les Bruxellois et les Wallons notamment – et focus sur un combat commun. "Les relations sont très bonnes désormais. Nous avançons ensemble." A la différence de l'ancienne présidente, qui avançait "franco", la nouvelle direction va tenter "d'encore professionnaliser les relations entre les trois fédérations afin de porter un discours commun vers le fédéral car c'est là que tout se décide sur le plan fiscal." En octobre dernier, le secteur avait poussé quatre mesures dont un taux réduit de TVA à 12 % sur les boissons non alcoolisées consommées sur place, une augmentation du plafond des heures flexi jobs, ainsi qu'une indexation et une augmentation du plafond de la prime trimestrielle octroyée pour les cinq premiers employés. Ils n'ont pas été entendus.

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