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Vaccination contre les papillomavirus humains : "La Belgique est à la traîne alors qu'on pourrait presque éradiquer certains cancers"

La Belgique peine à vacciner les adolescents contre le papillomavirus et accuse un retard important vis-à-vis des objectifs fixés. Pour Catherine Fonck, cheffe de groupe des Engagés à la Chambre Catherine, la vaccination HPV doit devenir une priorité des ministres de la santé, notamment parce qu'elle permettrait presque d'éradiquer le cancer du col de l'utérus.

Catherine Fonck et Frank Vandenbroucke
"La vaccination anti-HPV dans les écoles, associée au dépistage et au traitement des lésions pré-cancéreuses, permet de lutter efficacement contre le cancer du col de l'utérus", explique Catherine Fonck (Les Engagés). ©Belga

À l'heure actuelle, un peu moins de 50 % des jeunes sont vaccinés contre les infections à papillomavirus en Fédération Wallonie-Bruxelles. Un objectif bien en dessous du taux cible de 90 % d'enfants vaccinés fixé à l'horizon 2030 et des différentes stratégies de lutte contre les cancers. Pour rappel, ces infections font partie des infections sexuellement transmissibles les plus courantes, à l'origine de verrues génitales, de lésions précancéreuses et de cancers (on peut citer le col de l'utérus qui est le cinquième cancer le plus fréquent chez la femme en Belgique, l'anus, la vulve, le vagin, le pénis, etc).

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