Pourquoi la Bintje reste l'incontournable pour une bonne frite
La Semaine de la frite démarre ce lundi. Une nouvelle opération de promotion aussi destinée à soutenir le secteur.

- Publié le 06-11-2023 à 10h16

Vous les achetez surgelées ou fraîches, ou les faites maison, à l'ancienne, en découpant vous-même les pommes de terre que vous avez pelées. Près de quatre Belges sur dix mangent en fait des frites à la maison, une fois par semaine. Vous les consommez aussi au restaurant, au snack, dans les fast-foods et, bien entendu, dans les incontournables fritkots où vous pourrez, cette fois, déguster de bien meilleures frites. Quelque 98 % des Belges assurent en tout cas se rendre au moins une fois par an dans une friterie. Et ce sont encore deux Belges sur trois qui en mangent une fois par trimestre dans ce temple de la frite.
42 000 hectares en Wallonie
Bref, la frite reste un incontournable de la gastronomie belge, tant au Nord qu'au Sud, où l'on compte un tiers des 5 000 friteries répertoriées dans le plat pays. Signe de cette popularité et hommage à notre patrimoine culinaire, bpost propose, depuis deux mois maintenant, un feuillet de timbres-poste dédié aux fritkots. "La savoureuse histoire du fritkot" entend illustrer cette fierté belge au moyen de cinq timbres-poste alternant friteries traditionnelles et modernes, explique bpost.
C'est dire si la "baraque à frites" et son produit phare sont bien ancrés chez nous. Cette fierté nationale, autant la cultiver, encore et toujours. Et rappeler au passage l'importance de la patate pour l'économie, wallonne en l'occurrence.
Ainsi, en Wallonie, ce sont quelque 42 000 hectares de culture qui sont consacrés à la pomme de terre, soit 6 % de la surface agricole cultivée. "La production de pommes de terre bio est très minoritaire et ne couvre que quelques centaines d'hectares. Le marché est saturé. La demande ne suit pas l'évolution de l'offre", soulignait en septembre dernier Pierre Lebrun, de la Filière wallonne de la pomme de terre (Fiwap), à l'occasion d'une campagne de l'Apaq-W (Agence wallonne pour la promotion d'une agriculture de qualité) destinée à nous encourager à manger plus de pommes de terre.
Ces 42 000 hectares produisent un peu moins de 50 % de la production totale belge (entre 3,5 et 4 millions de tonnes). L'essentiel (85 %) est transformé en frites ou croquettes surgelées qui partent vers l'étranger.
Tous à la friterie !
Cette fois, l'Apaq-W met le paquet sur la frite, lors de la nouvelle édition de "La Semaine de la frite" débutant ce lundi 6 novembre. Le but est d'inviter les consommateurs à se rendre dans un fritkot, alors que l'ensemble des friteries wallonnes servent 130 tonnes de frites par jour. Des frites fraîches, bien entendu.
Et pour faire une bonne frite, ou plutôt une excellente frite, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures : la Bintje est et demeure incontournable.
"La Bintje reste la star. Elle fait figure de première de classe, totalisant les trois grands critères d'une bonne pomme de terre à frites : un taux de sucre pas trop élevé afin que les frites ne brunissent pas ; un taux de matière sèche pas trop faible pour que les frites n'absorbent pas la graisse ; et enfin un taux de matière sèche pas trop élevé pour que les frites ne soient pas trop dures", résumait parfaitement voilà un an Didier Mossay, président de la Commission wallonne des frituristes et gérant de friteries.
