Face aux drones explosifs Shahed, la France opte pour les armes wallonnes de FN Browning, plus compétitives que les missiles
Les armes produites par le groupe wallon FN Browning équiperont les hélicoptères de combat français, afin de réduire les coûts dans la lutte contre les Shaheds et autres "munitions rôdeuses".

- Publié le 30-03-2026 à 17h52
- Mis à jour le 04-06-2026 à 21h40

Missiles contre drones, la facture commence à peser. Confrontée à la multiplication des attaques de drones iraniens et à l'épuisement progressif de ses stocks de missiles MICA (Missile d'Interception, de Combat et d'Autodéfense) – dont le coût atteint environ 600 000 euros l'unité – l'armée française a validé en urgence une solution bien moins onéreuse pour protéger ses forces et ses alliés au Moyen-Orient. Précisons que selon La Tribune, la France a tiré plus de 80 missiles MICA depuis ses Rafales, des missiles "sursollicités" à cause de leur "efficacité" face aux drones.
"Les tests ont notamment permis d'évaluer la distance nécessaire pour abattre un Shahed bourré d'explosifs."
Selon le média La Lettre, l'armée de l'air française mise désormais sur des armes du fabricant wallon FN Browning, déjà intégrées à ses hélicoptères Fennec et Caracal, pour abattre les drones qui menacent les bases alliées (comme aux Émirats arabes unis), voire les forces françaises directement. Et ce, en particulier les drones Shahed iraniens, qui visent actuellement plusieurs sites dans la région. Une solution bien plus compétitive économiquement.
Le célèbre Minimi en version "lourde" et son grand frère
Le dispositif repose sur deux armes : la Minimi, le célèbre fusil-mitrailleur produit FN Browning, ici en version lourde de 7,62 mm, et le M3M, son grand frère, calibré en 12,7 mm.

L'intérêt est donc à la fois opérationnel et économique : il s'agit d'éviter de mobiliser des missiles très coûteux contre des "munitions rôdeuses" (autrement dit : des drones), soit des appareils bien moins onéreux. Cette solution pourrait se révéler particulièrement utile pour protéger des cibles fixes, comme des bases militaires ou des sites appelés à accueillir des responsables officiels ou des chefs d'État.
"Les tests ont notamment permis d'évaluer la distance nécessaire pour abattre un Shahed bourré d'explosifs sans endommager l'hélicoptère ni blesser son équipage", précise La Lettre.
L'armée française utilise déjà ces armes mais leur adaptation à cette mission anti-drones permet d'entrevoir de potentielles retombées économiques pour le groupe d'armement basé à Herstal.
