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"L'Allemagne fait peur", "Trump tue le business" : le CEO de John Cockerill dévoile sa vision en parallèle des solides résultats

Le groupe liégeois John Cockerill s'était montré discret ces derniers temps. Et il arrive avec du solide. Dans les chiffres comme dans les mots.

Un blindé de John Cockerill.
Un blindé de John Cockerill présent au Bedex, le salon de la Défense qui s'est déroulé à Bruxelles pour la première fois en mars dernier. ©Antonin Marsac

Il ne cache pas son plaisir de retrouver la barre de son entreprise, Jean-Luc Maurange, après avoir fait un pas de côté temporaire pour des raisons personnelles. L'homme, calme mais franc, présente les solides résultats de John Cockerill (basé à Seraing, près de Liège), qui "bénéficie" des tensions internationales et de l'éveil européen en matière de défense pour établir un double record.

D'emblée, le dirigeant, qui a repris sa place de CEO depuis quatre mois, a replacé les résultats du groupe dans un contexte plus large, celui du retour en force des enjeux de souveraineté. "L'indépendance a de l'importance. Cela n'a pas toujours été le cas", a-t-il observé. Longtemps, John Cockerill était surtout regardé "avec intérêt pour l'activité renouvelable", alors que "la défense n'était pas au sommet de l'agenda", lâche-t-il. "Mais le contexte a changé." Et John Cockerill récolte les fruits de son travail.

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