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"Si nous voulons un risque zéro, la coexistence avec le loup est alors impossible"

La docteure en histoire Julie Duchêne a exploré la relation des hommes et du loup en Wallonie et au Luxembourg sur les deux derniers siècles. Afin d'en tirer des leçons pour le présent.

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Julie Duchêne, historienne de l'environnement à l'UNamur, a étudié la coexistence entre l'homme et le loup en Wallonie. ©UNamur/AD Photography - Stock.Adobe.com

Actuellement en Wallonie, on compte trois meutes de loups dans la région des Hautes Fagnes, pour une vingtaine d'individus. Le premier loup s'est installé en 2018, après un siècle d'absence de l'espèce. Le dernier avait été abattu, selon les recherches de l'historienne de l'environnement Julie Duchêne, en 1924, à Ohey dans la province de Namur. Il n'était que de passage. Entre 1766 et 1893, au moins 2538 loups ont été tués sur les territoires wallon et luxembourgeois, auxquels s'ajoutent ceux qui ont disparu sans laisser de trace, selon sa recherche, qui avait notamment pour but d'expliquer l'extinction du loup dans notre région. "Des politiques de lutte ont été organisées à l'époque par les autorités pour, dans un premier temps, réguler le loup, puis réellement essayer d'exterminer l'espèce. "

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