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"Ils se détestent, mais ce n'est pas à eux de décider" : la mort du Scaf pointe deux responsables politiques

La fin du projet Scaf tel qu'on l'envisageait est un échec pour l'industrie européenne de défense. Mais il cache d'autres enjeux.

German Chancellor Friedrich Merz (L) and French President Emmanuel Macron (R) speak ahead of a meeting on the sidelines of the EU-Western Balkans Summit at Porto Montenegro in Tivat on June 5, 2026. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français n'ont pas réussi à ce que les industriels des deux pays collaborent autour du projet Scaf. Une faute politique, selon certains. ©AFP or licensors

La mort du projet Scaf, le système de combat aérien du futur qui devait intégrer un avion de 6e génération, est un coup dur l'Europe de la défense. Après un lancement en 2017 sous l'impulsion d'Emmanuel Macron et Angela Merkel et un projet évalué à 100 milliards d'euros (et des milliers d'emplois potentiels), les querelles franco-allemandes se terminent sur un divorce. La veille du Sommet de l'aviation de Berlin, ce 9 juin.

Officiellement, Airbus et Dassault n'ont pas réussi à s'entendre. Le programme, principalement franco-allemand mais qui intégrait également l'Espagne et, pendant un temps, la Belgique en État observateur, était bloqué depuis des mois. Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont fini par en acter la fin. Précisons qu'ici, c'est surtout l'avion central du projet Scaf, le "chasseur" de 6e génération, qui "meurt". Mais un projet autour de drones de combat pourrait tout à fait renaître de ses cendres. Tout n'est pas fini.

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