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Emmanuel Macron et Friedrich Merz se fracassent sur le mur des égos industriels

Justifiant sa décision sur l'incapacité des entreprises en jeu de se mettre d'accord, Berkin met un trait sur un projet symbolique. Elle estime avoir des alternatives.

Delphine Nerbollier
German Chancellor Friedrich Merz (R) and French President Emmanuel Macron (L)  greet each other as European Commission President Ursula von der Leyen (C) looks on ahead of a meeting on the sidelines of the EU-Western Balkans Summit at Porto Montenegro in Tivat on June 5, 2026. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
Après l'échec du projet du futur avion de combat européen Scaf, le gouvernement de Friedrich Merz estime avoir plusieurs alternatives entre ses mains. ©AFP or licensors

Bien sûr, la fin du SCAF est un échec cuisant. Personne à Berlin n'ose présenter comme une bonne chose l'abandon de ce projet franco-allemand d'avion de combat, initié en 2017 par le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, pour remplacer les avions de chasse de cinquième génération, Rafale et Eurofighter, respectivement utilisés par Paris et Berlin. Dans un contexte de tensions avec les alliés américains et de guerre en Ukraine, et alors que Friedrich Merz et Emmanuel Macron ne cessent d'appeler à davantage de souveraineté européenne, ils se sont fracassés sur le mur des égos industriels et des intérêts nationaux.

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