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Le Scaf, "dieu des airs" sur le papier, mort et enterré ? Une solution pointe déjà le bout du nez

La fin du projet Scaf est un échec, mais elle remet en question une logique industrielle héritée du passé. Une opportunité à venir ?

French President Emmanuel Macron (C), listens to Eric Trappier, Chairman and CEO of Dassault Aviation, as he stands next to French MP Olivier Dassault (2nd L) and French Defence Minister Florence Parly during a visit at the 53rd International Paris Air Show at Le Bourget Airport near Paris on June 17, 2019. (Photo by BENOIT TESSIER / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron, aux côtés du CEO de Dassault Aviation, Eric Trappier. ©AFP

Un coup dur diplomatique et industriel. La mort du projet Scaf, après des mois de tensions, est un échec pour l'Europe.

Mais il oblige aussi les armées européennes à rouvrir un débat plus profond : faut-il encore envisager le combat aérien du futur autour d'un avion piloté ? Alors que les retours de terrain en Ukraine ou au Moyen-Orient poussent les pays à revoir la logique "haute technologie" absolue.

La mort du "dieu des airs"

Lancé à l'initiative d'Emmanuel Macron et Angela Merkel en 2017 pour préparer l'après-Rafale et l'après-Eurofighter à l'horizon 2040, le Scaf ne devait pas être un simple avion de combat. Il était conçu comme un "système de systèmes" : un avion de sixième génération, accompagné de drones, connecté à un cloud de combat, appuyé par des capteurs avancés, des capacités de guerre électronique et des outils d'intelligence artificielle. Un dieu des airs sur le papier.

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